Samedi 23 juillet 2011 6 23 /07 /Juil /2011 15:02

 

La LGV mobilise

manif bayonne antillgv


Au port, les manifestants anti-LGV se sont heurtés hier aux CRS

Ils étaient une soixantaine de manifestants anti-LGV à constituer un comité d'accueil pour Alain Rousset, président du Conseil régional d'Aquitaine, en visite dans la zone portuaire de Bayonne.

Rassemblés dans la cour du service du développement et des exploitations du port, ils forment une chaîne humaine et brandissent leurs banderoles sur lesquelles on peut lire : « Non à la LGV. Non à un projet dévastateur, inutile et dangereux ».

Pierre Recarte et Pancho Tellier, les auteurs du livre « Les Rails de la déraison », sont eux aussi présent.

« Nous allons remettre notre ouvrage à Alain Rousset, déclare Pancho Tellier. On y démonte les mécanismes qui ont justifié les projets de grande vitesse, bâtis sur des mensonges sur le plan écologique, social et économique. »

Mais à la place du président attendu, ce sont trois camions de CRS et deux voitures de police qui apparaissent. Après un moment de muette et mutuelle observation, les policiers rompent le rang les premiers, et s'introduisent dans l'enceinte où sont massés les manifestants. Ils se postent en silence derrière eux, et leur demandent de quitter les lieux.

Dans un même mouvement, et en signe d'insoumission, les indésirables s'assoient alors par terre, en se tenant fermement par les bras. Mais ils sont finalement évacués avec autorité par les forces de l'ordre. Certains tentent d'opposer une résistance, quelques esprits s'échauffent, mais le lieu est vidé sans incident majeur.

« Ce projet va coûter 5 000 euros par foyer fiscal, rappelle Victor Pachon, dans son mégaphone, alors que les manifestants forment à nouveau un demi-cercle à l'extérieur. Merci à M. Rousset et au groupe privé Vinci qui va s'en mettre plein les poches », conclut-il, amer. « Rousset, dégonflé ! » scandent quant à eux les manifestants en s'éloignant. Loin de s'avouer vaincus, ils ne comptent pas en rester là. Laissant les CRS derrière eux, qu'ils remercient « pour leur accueil chaleureux », ils comptent aller malgré tout à la rencontre d'Alain Rousset, qui mène sa visite de l'autre côté du port. (lire ci-dessous).

A. B.

 

Source : Sud Ouest 25 juillet 2011

Par claac- collectif de lutte anti-carrières des P-A - Publié dans : projet Autoroutes et- Lignes Grande Vitesse - Communauté : Humanité et environnement
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Mardi 19 juillet 2011 2 19 /07 /Juil /2011 20:13

article 1107-NAN-AEROPORT

 

 

Notre-Dame-des-Landes : plus de 3.000 personnes contre l'aéroport Grand Ouest

Environ 3.000 personnes selon la gendarmerie, 6.000 selon les organisateurs, se sont réunies samedi à 30 km au nord de Nantes sur le site du futur aéroport Grand Ouest de Notre-Dame-des-Landes pour s'opposer à ce projet, a constaté un journaliste de l'AFP.

Le Modem et la presque totalité des mouvances de gauche non socialistes ont participé à un meeting d'opposition au projet samedi après-midi: Europe-Ecologie Les Verts, parti de Gauche, gauche unitaire, Parti communiste français de Vendée, Nouveau parti anticapitaliste (NPA) et Alternatifs.

Au fond du village, un stand de restauration végétalienne était baptisé "Fuckushuaïa", jeu de mot visant l'émission emblématique de Nicolas Hulot, candidat à la primaire EELV, accueilli à son arrivée sur le site par un jeune opposant qui lui a déversé un seau d'épluchures sur la tête en dénonçant "l'écologie spectacle".

Une caricature du député-maire socialiste de Nantes, Jean-Marc Ayrault, l'un des principaux soutiens de l'aéroport, le représentait chevauchant une machine éléphant volante (devenu un symbole de Nantes), survolant le projet de l'aéroport en images de synthèse réalisées par le groupe Vinci qui va construire et exploiter l'aéroport.

D'autres stands appelaient à l'occupation du site, 1.600 hectares de "Zone d'aménagement différé" (ZAD), réservé au projet d'aéroport prévu pour ouvrir en 2017.

Plus d'une cinquantaine de militants associatifs ou anarchistes y sont installés depuis plusieurs mois, dans des maisons désaffectées après leur rachat par le conseil général de Loire-Atlantique ou dans des habitations qu'ils ont construites sur la "Zone à défendre", ainsi qu'ils l'ont rebaptisée.

Le "collectif de lutte contre l'aéroport de NDDL" inaugurera lundi un "village autogéré international de résistances et d'alternatives" qui restera ensuite sur place "au moins" jusqu'au 31 juillet dans le cadre d'un "appel à la convergence des luttes anti-capitalistes".

Le projet d'aéroport est soutenu par les collectivités locales socialistes (régions Pays de la Loire et Bretagne, conseil général de Loire-Atlantique, Nantes métropole), mais suscite l'opposition d'agriculteurs, des militants écologistes et des anarchistes.

EELV a voté samedi une motion faisant de l'abandon de ce projet "une condition incontournable" à l'accord qu'ils comptent négocier avec leurs partenaires de gauche pour s'opposer à Nicolas Sarkozy en 2012.

sciences et Vie,  le  11 07 2011

 

Entre 3.000 et 6.000 personnes mobilisées contre l'aéroport Notre-Dame-des-Landes

Le projet prévu pour 2017 est soutenu par les collectivités locales socialistes mais suscite l'opposition d'agriculteurs, des militants écologistes et des anarchistes.

Environ 3.000 personnes selon la gendarmerie, 6.000 selon les organisateurs, se sont réunies samedi à 30 km au nord de Nantes sur le site du futur aéroport Grand Ouest de Notre-Dame-des-Landes pour s'opposer à ce projet.

Le Modem et la presque totalité des mouvances de gauches - non socialistes - ont participé à un meeting d'opposition au projet samedi après-midi: Europe-Ecologie Les Verts, Parti de Gauche, Gauche unitaire, PCF de Vendée, Nouveau parti anticapitaliste (NPA) et Alternatifs.

Au fond du village, un stand de restauration végétalienne était baptisé «Fuckushuaïa», jeu de mot visant l'émission emblématique de Nicolas Hulot, candidat à la primaire EELV, accueilli à son arrivée sur le site par un jeune opposant qui lui a déversé un seau d'épluchures sur la tête en dénonçant «l'écologie spectacle».

Une caricature du député-maire (PS) de Nantes, Jean-Marc Ayrault, l'un des principaux soutiens de l'aéroport, le représentait chevauchant une machine éléphant volante (devenu un symbole de Nantes), survolant le projet de l'aéroport en images de synthèse réalisées par le groupe Vinci qui va construire et exploiter l'aéroport.

D'autres stands appelaient à l'occupation du site, 1.600 hectares de «Zone d'aménagement différé» (ZAD), réservé au projet d'aéroport prévu pour ouvrir en 2017.

Le projet d'aéroport est soutenu par les collectivités locales socialistes (régions Pays de la Loire et Bretagne, conseil général de Loire-Atlantique, les métropoles de Nantes et Rennes), mais suscite l'opposition d'agriculteurs, des militants écologistes et des anarchistes.

(Source AFP) 09/07/2011

 

article 1107-NAN-AEROPORT

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Mardi 19 juillet 2011 2 19 /07 /Juil /2011 20:01

carrière en baisse
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Mardi 19 juillet 2011 2 19 /07 /Juil /2011 19:18

tgv en perte de vitesse 2-copie-1

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Mardi 19 juillet 2011 2 19 /07 /Juil /2011 18:23

 

Dans un ouvrage datant du début des années 1970 intitulé « L'Espérance oubliée », Jacques Ellul caractérisait notre temps comme celui de la déréliction, c'est-à-dire de la perte des repères spirituels, de l'abandon de toute référence morale et politique autant dans le domaine privé que public. Mais, aujourd'hui, il semble même que le principe de réalité et le bon sens soient aussi victimes de cet effacement des repères qui donnent un sens à toute vie humaine. Comme l'avaient souligné dans leur œuvre commune ces représentants de ce qu'un auteur canadien appelle « le personnalisme gascon » que sont Jacques Ellul et son ami Bernard Charbonneau, le développement technologique finit par acquérir sa finalité propre, en dehors de toute autre considération.

La signature du contrat de concession entre Réseau ferré de France et l'entreprise privée Vinci pour la réalisation d'une ligne ferroviaire à grande vitesse entre Paris et Bordeaux et destinée à gagner une heure entre ces deux villes par rapport au temps de parcours actuel, pour un montant provisoire de près de 8 milliards d'euros, soit quelque 130 millions d'euros par minute gagnée, illustre de manière caricaturale la crise anthropologique majeure dans laquelle se retrouve aujourd'hui l'humanité.

 

Ce projet, qui repose sur le postulat des bienfaits qu'il engendrera dans la vie économique de notre région, s'inscrit dans l'idéologie encore dominante qui est celle de la croissance économique ignorante de l'explosion actuelle des multiples coûts tant financiers qu'écologiques qui l'accompagne. Malgré le contexte international de crise économique majeure que nous subissons, l'entreprise Vinci, chargée de la réalisation du projet, nous promet une rentabilité de son investissement de 15 % sur rien moins que cinquante ans. Et ceci même alors que le montant des péages subis par la SNCF pour l'utilisation des voies nouvelles conduira à des prix de billets décourageant les usagers en situation économique difficile et les incitant à renoncer à ce type de transport réservé en fait à des privilégiés. Et même de ce point de vue, la concurrence avec l'avion, surtout low-cost, risque d'être un échec ! L'économiste américain Nouriel Roubini, dans une interview récente, prévoyant l'effondrement prochain de l'économie chinoise, citait justement le cas des trains à grande vitesse vides de tout passager comme une des causes de l'endettement caché de ce pays. Et ici, en Europe, où nous connaissons une crise majeure d'endettement héritée du glorieux passé des années de croissance, nous nous lançons dans des projets pharaoniques équivalents dont le financement ne pourra, en fait, être assuré que par de l'argent virtuel ! Mais que faire lorsque des élus ne raisonnent qu'en termes de prestige technologique et qu'une entreprise doit impérativement ouvrir de nouveaux chantiers pour amortir son énorme parc de machines ? Une économie du court terme comme la nôtre ne peut conduire qu'au pilotage à vue, et donc à des catastrophes.

L'alternative défendue par les opposants, qui est celle de la rénovation des voies existantes pour un investissement raisonnable, devrait être pourtant la solution de sagesse. Malgré cela, des élus de nos collectivités territoriales d'Aquitaine, toutes tendances confondues, à l'exception des Verts, ont voté un projet qui contribuera avec d'autres à nous retrouver prochainement dans la situation de la Grèce. Et ceci alors même que l'intégralité du contrat de concession ne leur a pas été communiquée par les exécutifs. Cette gravissime inconscience est, à vrai dire, significative d'une perte complète du sens de l'intérêt public chez nos politiques. Comme cela se manifeste partout en Europe avec l'éclosion des associations en charge d'une fonction de contre-pouvoir, une telle situation ne peut que contribuer à approfondir un peu plus la crise actuelle de notre démocratie représentative.

Simon CHARBONNEAU : universitaire et militant associatif

Sud Ouest, 6 juillet 2011

 

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