A propos du projet Soubercaze
de carrière de granulats sur Iseste-Bielle
Dans 5 ans, la carrière de Coustey, exploitée par l’entreprise Soubercaze à Rébénacq, sera épuisée. Pour assurer la continuité de l’activité, celle-ci a acheté une trentaine d’hectares sur Iseste
et Bielle afin d’y installer une nouvelle carrière. Laquelle aurait une durée de vie de 30 à 50 ans (18 ans sur Bielle, puis 25 sur Iseste). Les 15 emplois actuels seraient transférés sur ce
site.
L’accès à la carrière se ferait par un chemin privé de 8 m de large, qui débouchera sur le giratoire de la déviation d’Iseste, au niveau de l’EPSA.
L’entreprise prévoit que, pour une capacité de production maximale des installations prévues de 600 000 t/an, la production se situera autour de 400 000 t/an, soit 1 250 t/jour –
atteinte dans les 10 ans après démarrage ; soit encore l’équivalent par jour de 50 camions de 25 tonnes… (Dans le paragraphe ci-après concernant les problèmes de circulation, quelques
correctifs ont été apportés à ces estimations.)
Les différentes étapes du projet
• Le projet a été notifié à la mairie d’Iseste dès fin 2006, puis présenté par le demandeur et un responsable d’Hydro-m, son bureau d’études toulousain, à son conseil municipal en mars 2007. Le
12 juillet 2007, le CM d’Iseste l’a rejeté à l’unanimité – puis a réitéré sa décision le 9 février 2008, à l’occasion d’une demande d’avis sur une
esquisse paysagère concernant la réhabilitation des lieux après exploitation. Vers la même époque, le 29 janvier 2008, la mairie de Bielle donnait un avis favorable au projet.
La dernière étude d’impacts, réalisée par Hydro-m pour le compte de la SARL Soubercaze et Fils, date d’avril 2009. S’y est ajoutée en mai une étude d’impact paysagère produite par l’ECEP. Avec
les diverses pièces émanant de l’administration ou du Conseil général et des municipalités d’Iseste et de Bielle, ces documents constituent le dossier de demande d’ouverture de carrière, lequel
devrait être déposé en préfecture courant 2009.
• Parmi les pièces jointes au dossier de demande d’agrément qui doit être transmis à la préfecture : les extraits du registre des délibérations des conseils municipaux de Bielle et
Iseste ; un courrier du Service régional d’archéologie du 22 mai 2007 ; une autorisation de raccordement de la voie d’accès à la carrière au giratoire de la déviation d’Iseste, du
Service des infrastructures du Conseil général, du 18 janvier 2008 ; toujours de ce service, en date du 19 novembre 2008, l’acceptation du projet d’alimentation en eau de la carrière à
partir du gave ; une prétendue expertise géologique et hydrogéologique effectuée par un certain B. Muratet en janvier 2009 ; un récépissé de dépôt d’une demande de permis de construire
déposée en mairie d’Iseste le 7 avril 2009 ; un courrier de la DDEA concernant l’autorisation de défrichage, notifiant que s’il n’y avait réponse dans les 8 mois à compter du 13
février 2009, la demande serait rejetée – nous n’avons pu vérifier si la demande a été acceptée.
• L’emprise foncière globale de la propriété de la SARL est de 30 ha, dans laquelle s’inscrit la surface d’extraction. La demande d’autorisation intéresse 16,60 ha : elle comprend, outre le
périmètre d’extraction de 13,60 ha, les voies d’accès et l’ensemble des installations. Les 30 ha se répartissent approximativement pour moitié sur chacun des territoires de Bielle (lieudit
Trescaze) et d’Iseste (site d’Artigue-Mayou).
Bielle s’étant donné un PLU (plan local d’urbanisme) et les 16 ha du périmètre envisagé sur son territoire y figurant en zone naturelle, il était nécessaire de procéder, dans un premier temps, à
un déclassement : par arrêté municipal du 28 août 2009, décision a ainsi été prise de présenter le dossier à l’enquête publique. Celle-ci a eu lieu du 22 septembre au 22 octobre 2009 en
mairie de Bielle. Le commissaire enquêteur a remis ses conclusions le 13 novembre suivant et a émis un avis favorable à la demande de révision.
A noter que c’est à la procédure de révision simplifiée que l’on a eu recours car l’opération, quoique privée, présentait, aux dires du commissaire enquêteur, « un
intérêt général pour la commune (taxe professionnelle, maintien de l’emploi et développement économique dans la vallée) et pour le département [besoins en
granulats dans un avenir proche] » !
• L’enquête d’utilité publique concernant la création de la carrière, à l’issue de la demande proprement dite d’autorisation d’exploiter – peut-être a-t-elle déjà été enregistrée ? –, sera
étendue à l’ensemble des communes comprises dans un rayon de 3 km. On peut s’attendre à une décision de mise en œuvre imminente…
Remarque. Dans ce rappel chronologique, un point mérite d’être noté : initialement, Soubercaze prévoyait de remettre en début d’été
2007 son dossier à la préfecture… A quelle raison imputer le décalage d’une année dans la démarche ? Faut-il y voir les conséquences de l’opposition de la mairie d’Iseste – dont il n’est
jamais fait état dans les textes ultérieurs – ou de l’intervention de la LPO (Ligue de protection des oiseaux) réclamant la prise en compte de l’existence d’un couple de percnoptères et de
plusieurs espèces de chiroptères dans le voisinage – demande qui, aux dires d’Hydro-m, aura déterminé une modification du périmètre initial de l’exploitation –, ou encore, s’agissant des
parcelles sur Bielle, l’oubli du préalable d’une procédure d’autorisation de déclassement ?
Trois considérations générales
• Bien évidemment, les préoccupations environnementales et sociales développées dans les documents d’impacts présentés par les Soubercaze répondent parfaitement aux exigences légales… Pourtant,
je ne crois pas qu’il soit utile d’entrer dans le détail des mesures promises ni d’en faire la critique : car les tableaux présentés sur la carrière de Louvie démontrant l’absence
relativement systématique de mise en œuvre des mesures annoncées dans les études d’impacts – des études commandées par l’entreprise ! – et
sur lesquelles « s’appuient exclusivement les commissaires enquêteurs […], sans aucune vérification », à eux seuls démontrent l’erreur
qu’il y aurait à se contenter de critiquer point par point la validité desdites mesures.
Ajoutons à cela que les autorités administratives n’effectuent pratiquement aucun contrôle sérieux sur les dégâts d’exploitation, y compris lorsqu’il y a
non-respect évident de la réglementation.
• La vallée d’Ossau serait, selon la commission départementale des carrières, le seul territoire à pouvoir fournir dans les Pyrénées-Atlantiques un granulat calcaire de qualité. Concernant
Soubercaze, c’est exact, en raison de la proximité. Mais on peut en douter quand, par exemple, Daniel explique ce 13 janvier en mairie de Louvie-Juzon qu’il a prospecté le piémont pyrénéen, de
l’Ariège au Pays basque, en vue d’accroître ses volumes de production – il aurait même pris des contacts au Maroc !
Interrogé par le commissaire enquêteur de Bielle, un responsable de la DRIRE lui a fait savoir que les besoins actuels du département en granulats
étaient satisfaits – j’ajouterai : à tel point que Laborde aurait même licencié une douzaine de travailleurs et que Lacrouts-Lafarge aurait connu quelques difficultés en 2008 –, mais
qu’à court terme il y aurait nécessité d’ouvrir de grandes carrières pour répondre aux marchés créés pour la réalisation des voies à
grande vitesse, routières et ferroviaires.
Dans ces conditions, prendre position contre les LGV et autres autoroutes en Aquitaine impose évidemment de s’opposer à de tels projets de carrières.
• Le commissaire enquêteur confirme que le projet est d’intérêt général, pour Bielle comme pour le département (production de granulats). Il note toutefois qu’Hydro-m a démagogiquement exagéré
ses incidences écologiques pour mieux en minimiser les conséquences économiques et sociales hors la commune de Bielle.
J’estime que, loin de créer durablement des emplois et des revenus, ce genre d’activité ne peut qu’en détruire (tourisme familial, production de fromages et de viande de haute qualité). En
revanche, il est évident que la mairie pourra bénéficier de quelques royalties sans qu’aucun Biellois n’ait à supporter le moindre désagrément.
Pour ma part, je considère que les vallées d’Aspe et d’Ossau sont parmi les rares endroits d’une grande beauté encore relativement préservés. Et que ce qui porte atteinte à la possibilité d’un
développement local, c'est-à-dire susceptible de mettre en valeur les potentialités existantes, est à exclure. La nature largement agro-pastorale de la majeure partie de l’agriculture ossaloise
(et de la vallée d’Aspe) lui a permis de se tenir relativement à l’écart des normes industrielles de la monoculture de plaine.
A telle enseigne qu’on pourrait facilement imaginer d’orienter une bonne partie des exploitations de la vallée vers la bio ou, du moins, vers un retour à des pratiques paysannes respectueuses de
la terre et du milieu – cela serait agronomiquement aisé : des sols fertiles et peu contaminés. Le développement de productions agricoles de haute qualité pourrait logiquement être associé à
l’essor d’un tourisme local conçu dans l’optique d’une convivialité accrue, loin des modèles industriels du type Formigal, ou même Gourette…
Car un paysage harmonieux, un environnement relativement sain, une société où tous les rapports ne sont pas devenus mercantiles, constituent aujourd’hui des patrimoines devenus rares et qu’il
faudrait enfin cesser de gaspiller.
Et n’est-ce pas aussi porter atteinte au patrimoine économique du piémont pyrénéen que de réduire la pierre en granulats plutôt que de la préserver pour un avenir où marbre, pierre taillée ou
non, chaux hydraulique et aérienne, ressources locales, retrouveraient leur juste place dans la construction, place que les multinationales du bâtiment leur ont ravie au profit du ciment et du
béton ?
Concernant le projet lui-même
A la lecture des documents et de l’étude d’impacts, apparaissent un certain nombre d’anomalies et de silences. Parmi eux, quelques-uns sont ici abordés.
• Apparemment, aucune étude sérieuse sur le plan hydrogéologique : celle de Muratet, datée de janvier 2009, précise que les données
« exposées sont issues d’une étude effectuée en mai 2004 pour la carrière de Coustey à Rébénacq ». Rien n’est donc dit sur les sources, la nappe phréatique ou des capacités de stockage
hydraulique des calcaires urgoniens (roches magasins), et leurs débouchés dans le karst de la zone concernée. Et que dire du prélèvement par pompage dans le gave, de juin à octobre, d’un appoint
d’eau pour arrosage et lavage d’un débit maximum de 6 m3/h ?
De plus, malgré toutes les précautions prises pour limiter les pollutions (liquides et aériennes), il y aura inévitablement quelques contaminations souterraines – mais qui, selon les
auteurs, vu leur niveau de dilution, seraient d’une nocivité négligeable.
Peut-être cela explique-t-il les inquiétudes dont la Société des eaux minérales d’Ogeu a fait part à la mairie d’Iseste par lettre du 2/02/09 ; en effet, le territoire de la commune fait
partie d’une zone sensible à proximité du périmètre de protection des eaux d’Ogeu – par arrêté préfectoral du 26/11/08, il est précisé : « Une zone sensible recouvre la zone d’alimentation
principale de l’aquifère [d’où provient la source du Roy captée par la société]. Les communes d’Arudy, Izeste et Oloron, en plus de l’ONF, sont informées sur sa vulnérabilité potentielle. »
C’est ainsi que le 30 mars 2010 le conseil municipal d’Iseste a réitéré « son avis défavorable à la réalisation de cette carrière sur le territoire d’Iseste », arguant de
l’argument supplémentaire que « cet arrêté stipule que la commune d’Iseste se place sur la zone sensible éloignée de la source du Roy ».
• Les problèmes de circulation : même si Soubercaze respectait intégralement l’ensemble des mesures détaillées dans son étude d’impact, le
nombre de passages quotidiens de poids lourds pour évacuer les 400 000 t annuels prévus provoquerait une série de nuisances graves pour la population locale, ses activités (tourisme,
agriculture, élevage, randonnées, pêche, chasse…) et un environnement jusque-là relativement préservé.
Ajoutons au tableau que les retours des 50 poids lourds de 25 tonnes/jour ont été oubliés, soit 100 passages /jour et non 50 ; que la charge de 25 tonnes représente un maximum :
c’est dire que le nombre de camions en circulation sera évidemment supérieur à 50 ; et enfin que les 1 250 t/jour de granulat ont été calculés sur la base de 320 jours ouvrables (!) au
lieu des 230 généralement admis : sur cette seule base, il y aurait donc approximativement 1 750 tonnes à exporter quotidiennement, soit plus de 2 x 70 camions…
Selon Hydro-m, le passage de 50 camions de 25 tonnes n’augmenterait le trafic sur la D 934 que de 1,7 %, « ce qui reste dans les limites de l’évolution générale du trafic routier
depuis une trentaine d’années » ; pour ce cabinet donc, non seulement, la réduction du trafic routier n’est pas à l’ordre du jour, mais de plus l’équation 1 poids lourd = 1 voiture est à la base de son raisonnement ! A ne considérer que les vibrations provoquées par le passage d’un camion et l’ampleur des dégâts
sur les chaussées dont il est statistiquement responsable (équivalents à ceux de plusieurs milliers de voitures particulières, m’a-t-on assuré), on peut rester abasourdis par ce genre de propos…
Il est précisé que la moitié du tonnage sera dirigé vers Oloron, l’autre moitié vers Pau. Mais sur la question des voies d’acheminement au-delà de la déviation d’Iseste, Hydro-m reste
évasif : tantôt, il est affirmé que Louvie-Juzon et Iseste seront à l’écart de ces passages, tantôt, il n’est plus question que d’Iseste, ce qui laisserait entendre que les camions engagés
dans la déviation et se dirigeant vers Pau déboucheraient sur la D 934 et emprunteraient l’actuel pont de Louvie (dit pont Doumer) sur le gave… Or celui-ci, dont les piles reposent sur des pieux,
ne tarderait pas à s’affaisser !
Ainsi, pour ses seuls besoins, la carrière de Bielle-Iseste impliquerait en fait la réalisation de deux voies de grande largeur : l’une
joignant l’amont de Buzy à la route Pau-Oloron au niveau de Bélair ; l’autre – avancée par le maire de Louvie, d’après une lettre de Baylaucq au commissaire enquêteur – partant du rond-point
d’Iseste-Arudy vers le four à chaux et qui, une fois franchi le parcours de santé d’Arudy, traverserait le gave pour aboutir sur la D 934 au
niveau de la déchetterie de Louvie.
Bref, la multiplication des transports de pondéreux par semi-remorques impose de créer des déviations – assez larges pour que 2 camions puissent se croiser – afin d’éviter les voies souvent
étroites des villages et les perturbations aux dépens des riverains.
A charge, bien entendu, pour les collectivités de financer ces investissements et leur entretien !
• Coût de l’acheminement du granulat.
L’étude d’impact ne fait aucune mention du coût des infrastructures à créer pour assurer le transfert de la production jusqu’aux voies routières existantes ; ce qui signifie clairement que
les investissements nécessaires (déviations, ouvrages d’art…) – mis à part le chemin débouchant sur le giratoire de l’actuelle déviation d’Iseste – seront à la charge des collectivités locales
alors même qu’ils ne bénéficieront qu’à une seule entreprise pour ses transactions sur des marchés éloignés !
Il est vrai qu’une solution alternative par transport ferroviaire est esquissée par Hydro-m : la remise en activité de la gare d’Arudy, ce qui permettrait d’acheminer le fret aussi bien vers
Oloron que vers Pau… Laquelle pourrait bénéficier à la population locale.
• Sur les aspects financiers du projet.
La SARL Soubercaze est actuellement une entreprise artisanale de taille modeste et travaillant avec une clientèle locale :
– Avec une production annuelle d’environ 50 000 t (dont blocs d’enrochement)…
– 13 à 15 employés, dont 5 chauffeurs, et 2 semi-remorques.
– Capital social : 38 000 €.
– Chiffre d’affaires au 31/03/09 : 2 260 000 € (en diminution d’environ 15 % par rapport à celui du 31/03/08).
Vu l’épuisement de la carrière de Coustey dans les 5 ans à venir, celle projetée à Iseste-Bielle prendrait le relais. Jean Soubercaze, proche de la
retraite, prépare ainsi sa succession : un des fils, ingénieur sur Bordeaux, prendrait la direction de l’entreprise (c’est ce qui est dit par les intéressés, mais plusieurs personnes
contactées doutent de cette reprise).
Là où le bât blesse plus encore, c’est qu’il n’y a aucune commune mesure entre la taille de la carrière existante et celle du projet : ce que le BRGM et la DRIRE qualifie de « grande
carrière », capable d’extraire au moins ses 400 000 t de granulats ! Un tonnage et des investissements qui a priori ne sont à la portée que des Daniel, Laborde, ou
de multinationales tels Lafarge, Italcementi (CSM).
Aussi est-il, à mon avis, relativement improbable qu’une si petite entreprise, disposant d’un capital aussi minime et dont l’actuelle direction est à la veille de la retraite, puisse
seule réaliser les investissements considérables que réclame le projet : d’une part, seulement une faible partie des
matériels utilisés à Coustey serait transférée ; et surtout, l’ampleur et le degré d’automatisation des matériels et installations prévus à Iseste imposent une capacité de financement exceptionnelle, hors de portée du demandeur. Et cela, d’autant plus que, si Soubercaze tient à réaliser ces investissements dans
l’optique de protection environnementale définie dans le rapport d’impacts, leur montant risque fort de devoir être largement majoré ! – rappelons qu’étant donné le coût d’un simple bâchage
des concasseurs de Lacrouts, Lafarge en a repoussé à 2012 la réalisation !
Cela signifie, pour moi, clairement que les Soubercaze dispose d’un puissant appui dont il ne serait que
le prête-nom commode – la population a plus de sympathie pour un artisan réputé consciencieux que pour un Lafarge ! –, ou un futur
sous-traitant si, d’aventure, le fils reprenait la direction de « l’affaire ».
Un élément important vient accréditer cette thèse : il n’y a parmi les documents fournis pas la moindre analyse de la
totalité des moyens financiers à engager dans l’opération projetée…
A part une estimation du coût final de remise en état des zones exploitées (280 000 €), et celle du coût total des aménagements et mesures de protection (326 700 €, un chiffre
certainement minoré !), on ne trouve dans le dossier que quelques données bancaires sur la solidité financière de la petite exploitation de Coustey, manifestement gérée en bon père de
famille ! Or sa gestion, aussi irréprochable soit-elle, ne permet de tirer aucune conclusion sur les capacités du demandeur à assumer les énormes investissements que réclame la nouvelle
carrière – d’autant que l’achat à prix élevé des parcelles constituant son emprise (30 ha) a dû entamer sérieusement son capital personnel.
De toute façon, quel que soit l’éventuel exploitant, les nuisances seront à la mesure de l’ampleur du projet.
• Loi du silence sur ces points fondamentaux…
Il est certain que ni le repreneur éventuel ni a priori les Soubercaze, pas plus qu’une administration ou certains élus désireux de répondre aux
considérables besoins aquitains en granulats que réclame leur politique de développement des LGV et autres voies rapides, n’ont intérêt à ce que soient clairement posées la question financière et
ses implications.
Le 1er avril 2010,
l’Alain d’Iseste.